Assurance emprunteur et fumeur : Comment éviter les pièges tarifaires ?

Fumer peut coûter cher… même pour votre crédit immobilier

Vous avez trouvé le bien idéal, votre financement est en bonne voie… Pourtant, lors de la souscription de l’assurance emprunteur, votre statut de fumeur vient soudainement changer la donne.

Eh oui, dans le monde de l’assurance, fumer ne concerne pas que la santé : en réalité, cela peut faire grimper le coût de votre assurance de prêt jusqu’à +100% ! Et ce, même si, parfois, vous ne fumez qu’occasionnellement.

Toutefois, rassurez-vous, il existe des leviers simples mais efficaces pour limiter cette surprime, à condition de bien comprendre les mécanismes derrière cette tarification.

Ainsi, voici notre guide complet pour emprunter sereinement, même avec une clope au bec (ou un vapoteur à la main).

 

Pourquoi les fumeurs paient-ils plus cher leur assurance emprunteur ?

Les compagnies d’assurance se basent, avant tout, sur des statistiques de risques pour évaluer votre profil. De ce fait, le tabac, sous toutes ses formes, augmente significativement les probabilités de décès ou d’invalidité à long terme.

➡️ Conséquences directes : 

– Risque accru de maladies cardiovasculaires, respiratoires, cancers

– Espérance de vie diminuée

– Taux de sinistres plus élevés chez les assurés fumeurs

Résultat : Les assureurs appliquent une surprime souvent comprise entre 50% et 100% du tarif standard.

 

Comment est défini « un fumeur » par les assureurs ?

C’est là que beaucoup tombent dans le piège.

➡️  Est considéré comme fumeur :

Il s’agit de toute personne ayant consommé du tabac ou de la nicotine, que ce soit via le vapotage, la cigarette électronique, le patch… et ce, y compris de manière ponctuelle, dans les 24 derniers mois.

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Même une cigarette ou une soirée chicha compte.

‼️ En effet, mentir dans le questionnaire de santé est une faute grave, ce qui peut entraîner la nullité du contrat ou encore le refus d’indemnisation en cas de sinistre.

Quel est l’impact du tabac sur le coût de l’assurance de prêt ?

Prenons un exemple concret pour mieux visualiser :

Profil emprunteur : 35 ans, non-fumeur vs fumeur

Montant emprunté : 250 000 € sur 20 ans

➡️ Non-fumeur : Taux moyen de 0,15% ➝ prime annuelle = 375 €/an
➡️ Fumeur : Taux moyen de 0,30% ➝ prime annuelle = 750 €/an

Soit 7 500 € d’écart sur la durée du prêt ! Et ce n’est pas tout : certains profils peuvent, en plus, être plus lourdement pénalisés.

Comment réduire sa surprime quand on est fumeur

Heureusement, plusieurs stratégies existent pour reprendre le contrôle sur vos cotisations.

1. Comparer les offres : tous les assureurs ne pénalisent pas autant

Certaines compagnies sont par ailleurs moins sévères vis-à-vis des fumeurs. À l’inverse, d’autres proposent des surprimes soit progressives, soit dégressives, selon la nature de votre consommation et les garanties souhaitées.

➡️ C’est pourquoi, un courtier en assurance emprunteur peut vous orienter vers les assureurs les plus tolérants, en fonction de votre profil.

2. Arrêter de fumer (et le prouver)

Bonne nouvelle : vous pouvez redevenir “non-fumeur” aux yeux de l’assurance à condition d’arrêter de fumer pendant 24 mois… et surtout, que vous le prouvez.

‼️ En effet, il vous sera demandé un test de cotinine urinaire ou salivaire, afin de certifier l’absence de nicotine.

Astuce de pro : pensez à faire mettre à jour votre contrat dès que possible après ces deux années, dans le but de supprimer la surprime.

3. Opter pour une délégation d’assurance

En effet, la délégation d’assurance, autorisée par les lois Lagarde et Lemoine, permet de choisir une assurance externe à votre banque. Ainsi, vous n’êtes pas limité à l’offre standard imposée par votre établissement prêteur.

Par conséquent, en tant que fumeur, c’est bien souvent la seule manière d’obtenir un tarif raisonnable, tout en bénéficiant de garanties véritablement personnalisées et adaptées à votre profil.

4. Négocier avec l’aide d’un expert

Un courtier spécialisé connaît les spécificités de chaque assureur et peut :

✅ Réduire les surprimes

✅ Racheter certaines exclusions

✅ Négocier des conditions plus avantageuses grâce à son volume d’affaires

Bon à savoir : et le vapotage dans tout ça ?

Même si le vapotage est considéré comme moins nocif par les professionnels de santé, les assureurs l’assimilent encore, dans la majorité des cas, au statut de fumeur.

✅ Toutefois, certains assureurs commencent à distinguer vapoteurs et fumeurs traditionnels. Une tendance à surveiller dans les années à venir !

Conclusion : fumeur et bien assuré, c’est possible !

Être fumeur ne signifie pas que vous devez payer le double sans discuter. Au contraire, grâce à une bonne stratégie, un comparatif rigoureux et surtout l’accompagnement d’un courtier en assurance santé, vous pouvez non seulement limiter la casse, mais aussi obtenir une couverture efficace, au bon prix.